Inno'sens pas à pattes

Inno'sens pas à pattes

Le temps d'un rêve...

C'est étrange la vie.

Au moment où l'on croyait que tout était perdu, qu'on avait réussi à détruire tout espoir, toute attente même, ce qu'on avait même pas osé rêver surgit.

Presque c'est effrayant, angoissant, quand le bonheur bouleverse toutes les résignations, tous les renoncements. Aussi douloureux qu'un membre ligoté quand le sang se remet à circuler, que la vie revient.

Même là, après tant de semaines j'ai peine à y croire.

Il suffit d'une rencontre et tout parait faire sens...

Elle. L'absolue. L'idéale.

Enfin présente.

J'ai peur encore. C'est délicat le bonheur,  c'est comme un tout jeune faon, on peut le faire fuir d'un geste maladroit, d'un mot prononcé trop fort.

Il faut l'apprivoiser. Petit à petit. Ou le laisser vous apprivoiser.

C'est aussi pour ça que j'écris de nouveau. Sans prétention. juste un journal. Comme si, imprimés dans le papier les mots allaient la retenir.

J'ai tellement peur qu'elle parte. Ou que ça ne soit qu'un rêve.

Elle est l'unique, celle que je pressens depuis toujours.

Elle est comme ce poème de Verlaine. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre à chaque fois.

Ca rajoute à son charme. La tenue est toujours identique, elle ne varie que la coiffure. Une fantaisie qui me l'a fait aimer encore plus.

Et d'une douceur.

Jamais l'on avait pris tant soin de moi, toujours à s'enquérir de mon moral, de la moindre choses qui me concerne. C'est vrai que lorsqu'on s'est rencontrés j'étais vraiment très bas. Je le réalise après coup. C'était tellement inattendu et foudroyant que je serais bien incapable par contre de décrire la rencontre.

Mais ça n'a pas d'importance elle est là. Cela seul compte.

Et son sourire.

C'est un sourire qui illumine le monde, je le lui dis:

-Te voir c'est comme regarder le jour se lever, quand la ville tout entière semble un corps qui s'étire, s'extirpe du sommeil. Et tes yeux. Tes yeux surtout!...On les dirait baignés de la rosée du matin...

Enfin des choses bêtes de ce genre.  Ce genre de choses que d'ordinaire je déteste. Mais elle c'est plus fort que moi. Alors j'écris. Sous chaque ligne, sous chaque mot, c'est un peu d'elle que je vois apparaître, que j'effleure, même que je respire...

Elle me dit:

-Vous parlez toujours comme ça?

C'est vrai qu'elle me dit vous...ça fait d'autant plus ressortir ma chance de la connaître  cette distance du vous qui marque la différence d'âge... Quel cadeau...Et avec elle tout est toujours si semblable et si différent... Comment sera t-elle coiffée ce soir?...

J'entends un bruit de pas. C'est Elle!...

Voilà.

Son sourire qui se penche sur moi.

Son parfum qui m'envahit comme si j'étreignais l'univers!

Je la regarde autant que je peux, je m'emplis de son image.

 

Elle pose un petit verre d'eau sur la table.

 

Fine silhouette blanche qui s'éloigne dans le couloir...

 

C'est l'heure de mes cachets...



03/06/2016
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